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Qualité de l'air : comprendre l'indice ATMO et les particules fines

Un indice à 3 sur 6 est-il inquiétant ? Cela dépend de qui vous êtes et de ce que vous comptez faire. Voici comment lire ces chiffres.

L'indice ATMO, de 1 à 6

L'indice ATMO est l'indice officiel français de qualité de l'air. Il est produit par les AASQA — les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air, missionnées par l'État — et publié chaque jour pour chaque commune. Depuis 2021, il suit le découpage européen en six classes, ce qui le rend comparable d'un pays à l'autre.

Sa règle de calcul mérite d'être connue : il retient le polluant le plus défavorable du moment. Si tout est bon sauf l'ozone, c'est l'ozone qui fixe l'indice. Un seul mauvais élève suffit — ce qui est la bonne logique du point de vue sanitaire, puisque c'est bien ce polluant-là que vous respirez.

IndiceQualitéRecommandation
1BonAucune restriction.
2MoyenAucune restriction pour la population générale.
3DégradéLes personnes sensibles peuvent réduire les efforts intenses en extérieur.
4MauvaisPersonnes sensibles : évitez les efforts prolongés dehors.
5Très mauvaisTout le monde : réduisez les activités physiques extérieures.
6Extrêmement mauvaisÉvitez les activités extérieures.
Mesuré, pas modélisé

C'est ce qui distingue l'indice ATMO d'un indice calculé par un modèle global : il repose sur un réseau de stations de mesure réparties sur le territoire, complété par de la modélisation fine. On mesure ce que l'air contient réellement, on ne le simule pas de loin.

Les quatre polluants suivis

  • PM2,5 — particules de moins de 2,5 micromètres. Les plus préoccupantes : assez fines pour atteindre les alvéoles pulmonaires et passer dans le sang. Sources principales : chauffage au bois, trafic, industrie.
  • PM10 — particules jusqu'à 10 micromètres. Bloquées plus haut dans les voies respiratoires. S'y ajoutent les poussières agricoles et, au printemps, les sables sahariens.
  • Dioxyde d'azote (NO₂) — marqueur du trafic routier. Ses pics suivent les heures de pointe et se concentrent le long des axes.
  • Ozone (O₃) — se forme sous l'effet du soleil, en été, à partir d'autres polluants. Particularité : il est souvent plus élevé à la campagne qu'en centre-ville.
Qui sont les « personnes sensibles » ?

Les enfants, les plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes asthmatiques, allergiques, ou souffrant d'affections cardiaques ou respiratoires. Cela représente une part importante de la population — la mention n'est pas anecdotique.

Pourquoi la météo change tout

La pollution dépend autant du temps qu'il fait que des émissions. Le vent disperse, la pluie lessive l'atmosphère. À l'inverse, un anticyclone d'hiver crée une inversion de température : une couche d'air froid reste bloquée au sol sous une couche d'air plus chaud, et tout ce qui est émis s'y accumule pendant des jours.

C'est pourquoi les épisodes de particules fines surviennent surtout par temps froid, sec et sans vent — précisément le beau temps d'hiver. Et pourquoi les pics d'ozone arrivent lors des canicules estivales.

Mis à jour le 20 août 2026 · Météo Fiable

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